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L'équipe de rédaction - Bordeaux le 1er aout
2000
QU'EST CE QUE LA
THERAPIE GENIQUE ?
La thérapie génique est une nouvelle
méthode thérapeutique dont lobjectif est lintroduction dune séquence dinformations génétiques
dans un type de cellules afin de traiter le gène atteint.
(voir la revue de
presse)
1- LA SEQUENCE
D'INFORMATIONS GENETIQUES

2 - LE TYPE DE CELLULES :
L'ADN ou ARN codant pour la protéine
dont on cherche lexpression.

3 - LE VECTEUR :
Un vecteur, un retrovirus
rendu inoffensif, est utilisé pour introduire le gène sain dans le noyau de la cellule
et ainsi de remplacer le gène déficient. Ce vecteur permet dintroduire le
matériel génétique dans la cellule cible par « transfert ».
L'avantage du retro-virus c'est qu'il est capable de s'intégrer au
génome de la cellule, à la différence de l'adénovirus. En se divisant, la cellule,
modifiée par ce retrovirus, transmet également le gène médicament à ses cellules
filles. Or les cellules de la möelle osseuse ont la particularité de se diviser
énormément, au minimum de dix à onze fois.
Le gène à traiter, ou gène infecté, est désolidarisé du séquençage ADN (ici
partie violette en bout de gène)
Le gène traité par "transfert de
gènes" est ensuite réinséré dans la séquence, et par voie de conséquence,
réintroduit dans le corps humain (voir : Thérapie Génique / Le Principe).
Du point de vue éthique, la convention de
bioéthique du conseil de lEurope a statué que cette thérapie sappliquait
uniquement aux cellules somatiques et non germinales afin déviter la transmission
héréditaire de lexpression du nouveau gène.
Dans un premier temps les maladies
génétiques monogéniques sont apparues comme la cible idéale étant donné
quun seul gène était impliqué et identifié.
Mais rapidement les essais ont été recentrés sur les maladies acquises comme le cancer ou le sida. Il est en effet à
priori plus aisé de détruire que de réparer une cellule :
Chacune de ces méthodes ne requiert quune expression transitoire
du transgène.
Actuellement 396 essais cliniques ont été réalisés sur 3300 patients.
Ils concernent :
le cancer à 64 %
les maladies infectieuses à 8%
les maladies héréditaires monogéniques à 15 %
le marquage cellulaire à 10 %
autres 3%.
Les premiers résultats sont
globalement encourageants même sil a fallut attendre plus de 10 ans après le
premier essai.
Deux succès sont à noter au cours de lannée 2000 :
la guérison par léquipe du professeur Fischer de trois
nourrissons atteints dimmunodéficience congénitale profonde à Necker
Enfants malades Paris;
la réduction dune tumeur cérébrale dun patient de la Pitié-Salpêtrière
par léquipe du professeur Klatzmann.
Il est à noter en revanche le premier décès dun jeune américain au mois de mai
des suites dune charge de vecteurs viraux trop intensive. Ce
"semi-échec" (taux de réussite : 2 sur 3 si l'on compare l'expérience
américaine avec la française) a donné naissance à une vive polémique mondiale dans
les milieux concernés.
Le
"Matériel" génétique
Les Maladies génétiques
Le Principe de la Thérapie Génique
Le
"transfert" de gènes
Actualités Géniques
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